les nouveaux chamanes

 

Nous aussi maintenant commençons à reconnaître le pouvoir de vie et de mort de notre environnement fait peser sur nous.  Après la destruction irresponsable que nous avons fait subir  impunément aux autres espèces de la Planète, à la qualité de l’air, de l’eau et de la terre elle-même, nous redevenons conscients que la survie ultime de notre espèce passe par le respect de  notre environnement planétaire. Mais le respect seul n’est pas suffisant. Il nous faut communiquer intimement avec nos « frères », comme pourraient le dire les Lakotas, et les aimer non seulement en parlant avec les humains, mais aussi avec le peuple des animaux, celui des plantes et de tous les éléments de notre environnement, y compris le sol, les roches et l’eau. En fait, d’un point de vue chamanique, ce qui nous entoure n’est pas «environnement » mais famille.

            … En poursuivant leur pratique chamanique, ils (les nouveaux chamanes ndt.) en sont venu à réaliser que ce que la plupart des gens décrivent comme étant la « réalité » ne fait à peine qu’effleurer la grandeur, la puissance et le mystère de l’univers. Le nouveau Chaman pleure souvent des larmes d’extase à vivre ou à rapporter ses expériences chamaniques. Ils conversent d’égal à égal avec les personnes qui ont connu des EMI (Expériences de Mort imminente), et voient de l’espoir là où les autres peuvent ne voir que du désespoir.

Ils se laissent aller à la transformation quand ils réalisent  la sécurité et l’amour incroyables qu’offre l’univers caché. L’amour cosmique qu’il rencontrent sans cesse dans leurs voyages se reflète de plus en plus dans leur vie quotidienne. Ils ne sont jamais seuls, même quand ils le sont physiquement, car ils ont réalisé que nous ne sommes jamais vraiment isolés.

 

Michael Harner. "The way of the Shaman" Introduction. Norwalk, Connecticut. printemps 1990.

Harper SanFrancisco. Traduction Michel Le Gac